La grande messe du cross-country revient pour une 133ème édition, cette fois à Challans, en Vendée. La délégation clermontoise sera une fois encore bien fournie en nombre et en talents avec plus de 70 athlètes engagés.
Un challenge de taille
Avec 10 médailles, le Clermont Athlé avait pratiquement tout raflé en 2024 sur le site industriel de Cap’Découverte. Un record historique pour le club, qui avait déjà fait fort en 2022 aux Mureaux avec 9 breloques.
La barre sera donc haute à franchir en ce début d’année 2025. « Les podiums par équipe sont difficiles. On a les armes mais il faut des facteurs très favorables, on peut faire entre 6 et 8 médailles » dixit Patrick Bringer, entraîneur des jeunes demi-fondeurs du CAA.
En même temps, avec plus de 70 athlètes engagés et des talents disséminés dans toutes les catégories, les auvergnats peuvent largement espérer rentrer à la maison l’escarcelle bien rempli.
Capitaliser sur l’état de forme
L’ensemble du groupe est « bien affutée et pas trop fatigué » avec des jeunes athlètes prêts à en découdre.
C’est le cas des cadettes, largement capable de rééditer l’exploit de l’an passé selon Patrick Bringer. Un groupe dotée d’un vrai esprit de solidarité. Lilou Ventura et Manon Duprat, toutes les deux en pleine progression, peuvent espérer le top 8. Tout comme, la minime Maud Thevenet, engagé sur la Coupe de France.
La junior Paloma Ferrari qui fera face à une sacrée concurrence, a énormément évolué, auteure d’un « hiver impeccable avec une belle intégration sur Clermont, un podium ce week-end est à sa portée » se réjouit son entraîneur.
Il faudra bien évidemment compter sur l’incontournable Margot Dajoux, qui pourrait bien marquer l’histoire de ces Championnats de France en allant chercher un 5ème podium d’affilée.
« Margot a réalisé une très bonne saison hivernale malgré la fatigue liée à son rythme scolaire. Mais elle revient d’un bon stage fédéral et s’est adapté après les demi-finales de cross. Elle peut largement viser une performance historique »
Toujours selon Patrick Bringer, on pourra compter sur les vétérans masculins, qui avaient remporté le titre en 2024. Le groupe est quasiment le même donc une deuxième médaille d’or n’est pas à exclure. Même chose pour les 2 relais qui ouvriront le bal demain en fin d’après-midi. La médaille est possible mais « ça ne se jouera à rien ».
Un parcours atypique et piégeux
Théâtre des demi-finales 2024, l’hippodrome Eric Raffin accueille cette année la grande finale du Cross-Country. Parcours pour le moins atypique et qualifié de « facile », sera « plus dur que ce que l’on pense avec pas mal de passages mouillés, d’épingles et de virages compliquées, un tracé avec pas mal de pièges » avertit Patrick Bringer.
En effet, le parcours sera très technique comme l’a expliqué Loïc Moreau, architecte du tracé, à Stadion, et promet des courses de haute intensité et de très belles batailles.
